QUATRE ANS DE GUERRE CONTRE MIDI LIBRE

C’EST EXACTEMENT LE 30 SEPTEMBRE 2014, six mois après l’élection de Robert Ménard, que les hostilités entre la mairie et Midi Libre débutent. L’article sur Boris Cyrulnik qui disait, selon les propos de sa collaboratrice Laurence Rameau, qu’il s’apprêtait à ce que son école quitte Béziers pour « incompatibilité avec une mairie FN » est très mal avalé par le premier magistrat biterrois qui porte plainte contre le quotidien régional (qu’il perdra d’ailleurs). Et depuis c’est la guerre ouverte…

avec des courtes périodes d’armistice. Que ce soient (entre autres) sur le changement de nom de la de nom de la rue du 19-Mars-1962 en Commandant-Hélie-de-Saint-Marc, sur l’ADN canin, sur le traitement du « Béziers 2030 », on ne compte plus les attaques souvent frontales, parfois sournoises. Aussi, quand on voit Robert Ménard cautionner par sa présence certains gilets jaunes agresser verbalement les représentants du quotidien régional… on ne peut pas être surpris. Quand pendant quatre ans, on lutte contre quelqu’un, on ne va pas prendre sa défense quelle que soit la raison. C’est trop « grand seigneur » comme comportement. Il a réagi au conseil municipal en disant qu’il avait appelé Guilhem Richaud pour condamner l’action qui s’est déroulée à Chapat. Pendant l’agression du 25 novembre filmée par les manifestants eux-mêmes, on ne l’a pas entendu s’opposer, on ne l’a pas vu essayer d’apaiser la situation. Tout juste l’a-t-on vu rigoler, prendre plaisir à assister à ce rassemblement… on n’ira pas jusqu’à écrire qu’il semblait boire du petit lait… mais presque. PEA

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