PASCAL RESPLANDY SE LANCE DANS LE GRAND BAIN DES MUNICIPALES

C’EST FAIT. DANS SES BUREAUX DU BOULEVARD DE LA LIBERTÉ, LE CONSEILLER MUNICIPAL D’OPPOSITION S’EST DÉCLARÉ.

TENDU. UN PEU DANS SES PETITS SOULIERS. IL S’EST EFFORCÉ POURTANT DE RESTER CALME ET POSÉ. C’est seul au bureau, face à un parterre de journalistes, et devant ses soutiens les plus proches que Pascal Resplandy a mis fin à un secret de polichinelle en déclarant : « Je suis candidat aux municipales de 2020 ». à plus d’un an des élections qui vont tenir le tout Béziers, voire tout le Biterrois tant les élections pour l’Agglo qui suivront seront scrutées à la loupe, le conseiller municipal d’opposition a fait « sa » déclaration. Plus question de revenir en arrière désormais : « J’irai jusqu’au bout. »

Resplandy dans le grand bain
Voilà… c’est fait Impossible d’écrire que c’est la surprise qui prédominait lors de la conférence de presse tant il était sûr certain que celui qui était sur la liste municipale d’Élie Aboud il y a quatre ans allait se lancer. La fusée Resplandy est sur orbite, l’objectif est de s’asseoir sur le fauteuil de premier magistrat… voire sur celui du président de l’Agglo ? Assez bizarrement, autant il a été très clair sur son envie de s’emparer de l’Hôtel de Ville, autant il a été pour le moins évasif sur celui de la communauté d’agglomération. « Le vote de l’Agglo indirect, suit celui direct de la mairie. C’est la démocratie, le scrutin est majoritaire dans les deux cas et nous aurons tout le temps d’en parler le moment venu… » Il n’en dira pas plus tant il est focalisé sur la mairie et rien que sur cela. Son but ultime, aller chercher ceux qui ne se reconnaissent pas dans la politique et les élus, ceux qui ne s’expriment plus : « Il y a à Béziers 50% d’électeurs qui ne se déplacent pas pour aller voter, il faut aller les chercher, les convaincre, leur voix est importante. Mais pour leur donner envie, il faut leur montrer un véritable projet, une idée pour le territoire. » Il veut que l’offre soit « de qualité » et « ambitieuse ». Avec en tête de proue de son programme, le développement économique. Il faut trouver des solutions à l’emploi pour sortir la ville des bas-fonds des classements des magazines nationaux. « L’identité biterroise » (on n’est pas engagé contre Ménard sans mordre sur son terrain) et « inventer de la ville du XXIe siècle » viennent ensuite.

Il n’en dira pas plus, persuadé qu’il est qu’en donnant son programme au compte gouttes, il coupera l’herbe sous le pied de ses adversaires – dont un (le maire de Béziers) s’est fait une spécialité de piquer les idées des autres – et de susciter une envie dans la population…

Tout commence maintenant

Ses équipes sont prêtes, sur le pied de guerre. La plupart des personnes qui l’entourent sont toutes « neuves » sur le plan politique… et pleines d’idées selon lui. Il veut incarner une nouvelle façon de faire de la politique. La campagne sera sur le terrain et sur les réseaux sociaux. Les partis ? il faut faire table rase : « J’ai appris qu’un maire ne dirigeait pas une ville avec une idéologie. » Le passé ? Tout n’est pas à jeter : « On a toujours besoin de se servir du passé pour construire l’avenir. » C’est pour cette raison qu’il appelle tout le monde à le rejoindre, quelle que soit sa sensibilité politique…

Certains, comme Roger Toulza – ancien conseiller municipal sous Balmigère (PCF, 1977-83) et Barrau (1989-95) – Fabien Portes, ancien président du Medef biterrois et candidat déchu aux élections de la CCI, ainsi que Jason Onderwater, conseiller municipal de Raymond Couderc (2008-14), tous présents à la sauterie que Pascal Resplandy a organisée après sa conférence de presse dans son local « Béziers en Rouge et Bleu », ne semblent pas être insensibles à cet appel du pied… PEA

 

 

 

 

 

 

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