MARAUSSAN

LE CONTACT HUMAIN COMME MODUS OPERANDI DE LA MUNICIPALITÉ…

«JE SUIS MAIRE COMME J’AI VÉCU AVEC PASSION MON MÉTIER DE FONCTIONNAIRE dans lequel on voit les gens, on se parle, on se touche…. Mes concitoyens m’apportent leurs problèmes, et moi, je me dois de leur apporter des solutions…» Après avoir été élu en 2008, l’aventure municipale de Serge Pesce n’a pas été un long Canal du Midi tranquille. Plus d’une fois le bateau a tangué. Certains membres de son équipe sont restés sur la berge. On a longtemps cru qu’il aurait du mal à se faire réélire. Pourtant le 30 mars 2014, jour du deuxième tour des municipales, face à Frédéric Fabre (DvD), le résultat fut sans appel: 59,64% des suffrages…

Quand après un premier mandat occupé en sa position d’adjoint aux affaires sociales sous la municipalité de Guy Albecq (PCF) -«tendance Juquin» (les fameux rénovateurs)- Serge Pesce décide de se lancer dans les élections municipales, c’est avant tout, si on l’écoute, pour être au contact de la population: «Je n’aime pas jardiner, je n’aime pas la télé ni internet, j’aime les gens… discuter avec eux.» Avec cette philosophie et le soutien du maire sortant présent sur sa liste, il part à l’assaut de Maraussan… avec succès. De cette victoire, il se souvient de la joie de ses camarades socialistes. «Pendant longtemps, Maraussan a eu un maire communiste, ils étaient donc heureux de voir l’Hôtel de Ville passer sous le pavillon socialiste», sourit-il. Il va enfin pouvoir amener sa réflexion dans ce qu’il appelle «le mécanisme entre les problèmes amenés par la population et les propositions aménées pour les résoudre», lui qui a longtemps été dans l’exécution, par son travail de fonctionnaire.

Le tout en gérant une équipe…comme un entraîneur de foot (métaphore dont se sert souvent Serge Pesce passionné de sport). « Il faut en permanence composer avec les données du moment, sachant qu’il y a avant tout un programme à appliquer et donc une feuille de route qu’il faut respecter, c’est ce qu’on doit à la population à qui il faut rendre des comptes… mais il ne faut pas oublier comme paramètre le confort que donne la fonction d’élu. » L’équilibre est difficile à trouver: «Il faut tout remettre dans le contexte où, dans l’évolution de notre société, l’individualisme a pris le pas sur l’esprit de groupe, où parfois on agit par calculs, en pensant au coup d’après. C’est ainsi à Maraussan mais pareil ailleurs… Même dans les partis politiques comme le PCF ou le FN où les convictions sont pourtant bien marquées.»

Alors, même avec des vents contraires, Serge Pesce tient la barre. Et pendant dix ans, il a accompagné le village dans sa mutation… en terme de population (plus d’un millier de Maraussanais en dix ans) «Avec feu JeanLouis Auriol, mon premier adjoint de l’époque, on a travaillé sur le PLU. Nous avons dû lutter contre l’effet « Giscard » du tout lotissement. Nous avons donc tout fait pour maîtriser les flux, en évitant l’étalement et en resserrant tout vers le coeur de la commune qu’il est si agréable de visiter à pied. On s’aère tellement en marchant et c’est bon pour la santé.» Rapidement, il a fallu aussi répondre aux besoins des nouveaux arrivants… C’est pour cette raison que la médiathèque Stéphane-Hessel est sortie de terre, que la station d’épuration a été rénovée, le château d’eau créé, la halle des sports construite… sans parler de la salle socio-culturelle qui ne va pas tarder à ouvrir ses portes et qui donne quelques nuits blanches aupremier magistrat maraussanais: «Il faut réussir à la faire vivre…» Et gérer le tout en bon père de famille… «en père la rigueur même», sourit-il.

Son règne est salué par la population qui l’a réélu de fort belle manière il y a quatre ans. Sur une terre où le FN bat des records, c’est quand même une jolie performance. Mais bon, en bon sportif compétiteur qu’il est, Serge Pesce s’y était bien préparé. PEA

 

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